mardi , 19 novembre 2019
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Portrait de l’écrivaine poétesse Fatoumata KEITA épouse NIARÉ

Portrait de l’écrivaine poétesse Fatoumata KEITA épouse NIARÉ

Portrait

Fatoumata KEITA épouse NIARÉ, est mère de trois garçons et d’une fille. Née en 1977, de père technicien de génie rural et de mère couturière alphabétisée par les bonnes sœurs, elle est l’aînée de cinq filles et de deux garçons.

 

Fatoumata KEITA se considère comme étant «  le premier garçon de son père », et la première fille de sa mère (c’est-à-dire celle qui va aider le père au champ pour revenir faire la cuisine), très tôt, elle a eu les yeux ouverts sur un monde où tous les combats restent à mener par les femmes maliennes pour l’amélioration de leurs conditions de vie. L’écriture l’a paru alors le meilleur espace pour parler de la condition féminine.

Elle est auteur d’une nouvelle (Polygamie gangrène du peuple, NEA, 1998) d’un roman, Sous Fer (Sahélienne/L’Harmattan, 2013), d’un essai, Crise Sécuritaire et Violences au Nord du Mali (Sahélienne 2014) et d’un recueil de poèmes, A toutes les Muses (Les éditions du Manden, 2014.)

Elle est lauréate du prix Massa Makan Diabaté 2015 de la Rentrée littéraire du Mali et du 2ème Prix du meilleur roman de l’Afrique de l’Ouest, avec à mon actif d’autres manuscrits.

Pour Fatoumata KEITA épouse Niaré, elle est une femme placée entre deux légendes, celle des KEITA et celle des Niaré. Fatim pour les intimes, Tata pour ses cadets. Socio-anthropologue de formation, spécialisée en socio économie du développement.

Fatoumata KEITA a fait ses études à travers le Mali, le primaire à Faroko thé (Sikasso), le fondamental à Kourouba, Ségou, Kayes et Koulikoro, le lycée à Badala, puis la Flash et l’université Mande Bukary pour mon DEA. »

Pour elle, elle n’est pas écrivaine de métier, mais de loisir et de passion. Elle entretient avec l’écriture et cela depuis son adolescence, une fabuleuse histoire d’amour qui l’enivre et l’amène à passer des nuits blanches avec sa plume.

Elle dit avoir embrassé l’écriture spontanément quand on l’a envoyé dans une famille d’accueil pour qu’elle aille poursuivre ses études, parce qu’il n’y avait pas d’école fondamentale là où son père exerçait. « Je griffonnais. Puisque j’avais quitté les genoux de mon père pour me retrouver dans des conditions difficiles de vie, j’étais très souvent triste. J’entendais souvent une voix qui chantait en moi. Plus tard, je saurai qu’elle s’appelle inspiration. Mon premier poème, une lettre en forme de poème que j’adressais à ma mère date de 1989, et s’intitule: Ici chez eux Maman. Je l’ai écrit quand j’avais treize ans et depuis, j’ai compris que je venais d’avoir une amie, une confidente, une tribune en l’écriture, dit-elle. »

Fatoumata Keita a plusieurs prix littéraires à votre actif, pour elle, les prix qu’elle a eu quand elle était au lycée restent les plus significatifs pour elle car ces prix l’ont permis d’avoir confiance en elle. « Ainsi au lycée, en 1992, j’ai eu quand j’étais en 10e année, le 1er prix de poésie du comité pédagogique de lettre du Lycée de Badala, avec mon poème : Ma douleur. En 11eme, j’ai eu trois prix de ce même comité avec trois de mes poèmes présenter à la deuxième édition, en terminal, j’ai eu 6 prix avec six de mes poèmes dont Laissez-moi-parler et aussi le prix de l’excellence qui m’a été attribué par Monsieur Daouda Simbara, alors directeur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En 1997, quand j’étais à ma première année d’université, j’ai eu le 1er Prix de poésie avec mon poème Laissez moi parler, de l’émission Jouvence Show qui mettait les écoles en compétition. Puis toujours en 1997, j’ai a eu le 1er prix de poésie de l’union des écrivains du Mali, en 2000 le 3eme prix de Nouvelle de la Francophonie. En 2015, le Prix Massa Makan Diabaté et le 2em prix de la première Dame du meilleur Roman féminin. Je remercie tous les initiateurs de ces merveilleuses opportunités qui ont été de nature à ce que je persévère dans ce que je fais, ajoute t-elle. »

La rédaction

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