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Meeting d’information du Haut Conseil Islamique du Mali : Ensemble pour stopper l’écoulement du sang des innocents

Meeting d’information du Haut Conseil Islamique du Mali : Ensemble pour stopper l’écoulement du sang des innocents

Le Haut Conseil Islamique du Mali a fait appel à toutes les couches sociaux professionnelles, à tous les maliens le samedi 29 juin au Palais des Sports à l’ACI 2000. Cela pour qu’ensemble répondre aux grandes questions qui brûlent les lèvres concernant la situation sécuritaire que le pays affronte.

Ce Meeting d’information intervient après une séance de prières, de lecture de Coran et de bénédictions pour la paix au Mali. Elle était organisée par le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) et la Ligue Malienne des Imams et Érudits pour la Solidarité Islamique (LIMAMA) le vendredi 21 juin dernier, à grande Mosquée de Bamako. C’était en présence du président de la république Ibrahim Boubacar Keita, du ministre des affaires Religieuses du Culte,  Thierno Amadou Omar Hass Diallo et d’autres personnalités.

La rencontre d’information au Palais de Sports a commencé par une lecture de Coran suivi de l’intervention du 3è vice-président Haut Conseil Islamique, l’Imam Mohamed Traoré. Selon lui, il s’agit aujourd’hui de l’intérêt du Mali qui nous appartient tous. « Ce qui s’est passé dans la région de Mopti, le centre du Mali n’est pas supportable, trop de victimes, de barbaries, d’actes incompréhensibles », dit-il.

Il dira que, « l’impunité face aux délinquances financières, devant la justice du plus fort face au plus faible, de la corruption, de l’homme à place qu’il ne faut pas, du comportement incompréhensible des structures étatiques comme les programmes de l’ORTM au moment où le pays fait face à la crise, n’est pas acceptable», dit l’Imam d’un ton ferme.

Il ajoute, « Avec la présence de toutes ses forces étrangères au Mali, MINUSMA, Barkhane, G5 Sahel, les auteurs des actes  partent sans être inquiéter, il faut que ces forces nous expliquent les raisons de leur présence, les maliens ne comprennent pas. On ne s’est pas qui sont les auteurs, d’où viennent-ils, pourquoi ils agissent de telles sortes. Les maliens jouent leur rôle et responsabilité pour être protégé et leurs biens, ou va alors l’argent des maliens !, que les autorités maliennes répondent à cette question ».

« Le Mali n’est ni en conflit intercommunautaire, ni religieux, toutes les composantes du pays sont dans cette salle. Donc le Mali est victime d’un complot avec des complices tapis dans l’ombre, c’est pourquoi les leaders religieux jouent et vont continuer à jouer leur rôle et que les autorités les accompagnent dans cette mission et demande la présence de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national pour la sécurisation des personnes et de leurs biens », dit l’Imam Traoré.

Le 2è vice-président du Haut Conseil Islamique du Mali, Thiorno Hadi Thiam dira que sa structure a mis en place une commission de quête qui siège en son sein. Les Mosquées sont mises à contribution à travers la LIMMA. La commission de quête est aussi joignable au numéro (20 29 60 78). Pour envoyer de l’aide par Orange Money, le contact est (76 76  79 88). Selon Thiam, la contribution de tous les maliens est demandé en nature ou en espèce pour aider les déplacés du centre et les récentes victimes des inondations à Bamako.

Pour Thiam, sa commission a besoin d’une somme de 200 millions de F CFA en 6 mois pour les aider. A ses dires, déjà, cette commission de quête au sein du Haut Conseil Islamique du Mali a enregistré 5.000.000 de F CFA venant de son président Haidara, 1.250.000 F CFA de Harouna Sangaré, UNAFEM 1.000.000 de F CFA, le 1er vice-président Mohamed Traoré 2.000.000 de F CFA, le Groupement des leaders spirituels 2.000.000 de F CFA, la ligue des Prédicateurs 5.000.000 F CFA. La a aussi relogé beaucoup de déplacés. En s’adressant au pouvoir public, Thiam dit « Gouverner, c’est prévoir, à défaut venir en aide aux victimes, sinon  c’est la déception totale ».

La présidente de l’UNAFEM, Hadja Kadia Togola a invité les femmes à l’effort de contribution pour les compatriotes. Pour elle, les femmes doivent jouer leur rôle pour la sortie de crise car elles sont les premières victimes avec leurs enfants.

Le représentant de la jeunesse, l’Imam Ousmane Diarra ajoute que les jeunes constituent la colonne vertébrale d’un pays. Pour lui, elle représente une part importante de la population. Elle est à la fois partie prenante et victime. Il signale que la jeunesse est prête à répondre à l’appel du Haut Conseil Islamique partout où il sera nécessaire, que les autorités leur disent le Mali qui leur sera légué.

Le président de l’UJMMA, Maki Bah dira qu’il n’y’a pas de conflit intercommunautaire ou religieux au Mali. Pour lui, nous devons aussi changer de comportement, demandé pardon à Dieu. « Pour éviter que les derniers évènements ne se reproduisent pas, nous devons abandonner la création des associations à caractères ethniques, que les autorités s’assument sur la question», dit Maki.

Pour confirmer les propos de Maki, Dramane Yalcouyé de la jeunesse de Djinna Dogon et Amadoun Dicko de celle de Tapital Poulako, sont arrivés au pupitre main dans la main pour dire qu’il n’y’a pas conflit intercommunautaire au Mali.

Le président du Haut Conseil Islamique du Mali, Saïd Chérif Ousmane Madani Haidara a pour sa part incité les maliens à l’union sacrée autour du Mali, à éviter l’intérêt personnel au profit de l’intérêt général. Pour lui, nos comportements doivent changer pour que Dieu puissent avoir pitié de nous. « Le Mali est un pays pauvre, mais si une seule personne doivent prendre injustement la part de milliers de personnes, donc difficile qu’un tel pays ait la paix souhaitée.  Pour Haidara, l’islam a déjà subi ce que le Mali vit aujourd’hui, le complot des ennemis. Raison pour laquelle, il n’y’a pas de  conflit intercommunautaire, ni religieux», dit Haidara.

Le président du Haut Conseil Islamique du Mali, Saïd Chérif Ousmane Madani Haidara conclu en disant « Si les communautés Dogon et Peulh ne réfléchissent pas à ce que je viens de dire, qu’elles se ressaisissent, elles vont regretter de toute leur vie.

« Que la paix revienne au Mali avec l’aide de Dieu», conclu Saïd Chérif Ousmane Madani Haidara.

Seydou SYLLA Maraka Fama

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