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Deux maliennes qui résident en France apportent leurs aides aux déplacés du centre à Sénou (Bamako)

Deux maliennes qui résident en France apportent leurs aides aux déplacés du centre à Sénou (Bamako)

Deux femmes maliennes vivant en France, Maimouna Djibi Bah et Mamou Ardo Sow ont décidé d’apporter leur soutien à ces déplacés de la région de Mopti à Bamako-Sénou. La remise du don composé des habits et des amuses bouches pour les enfants, s’est déroulé le vendredi 03 août 2019 sur le dit site qui compte 820 déplacés aujourd’hui.

Les deux femmes maliennes vivant en France, Maimouna Djibi Bah et Mamou Ardo Sow viennent de deux associations Peulhs. Pour elles, leur présence sur place est principalement pour s’enquérir des conditions de vie de ses compatriotes. « C’est vraiment triste de voir ses enfants, ses femmes et leurs maris sur ce site de Sénou qui ont tout quitté pour se retrouve dans ses situation difficiles. Notre souhait est aujourd’hui, est de les voir repartir reprendre leur vie d’avant chez eux en toute sécurité », dit-elles.

Elles ont profité de l’occasion pour primer les responsables de l’association Tapital Poulako qui aident beaucoup ces déplacés à Bamako.

Cette remise a été suivie de celle du groupe d’étudiants regroupé au sein d’un collectif qu’ils appellent «Humanity».

On se rappelle, un groupe d’étudiants maliens vivant au Mali et à l’international avaient apporté leur aide aux déplacés du centre à Sénou (Bamako). Ils sont environ une trentaine qui se sont retrouvés sur le réseau social tweeter pour former un groupe qu’ils ont dénommé « Humanity » pour venir en aide à des déplacés du centre à Bamako-Sénou.

 Tout est parti d’un tweet qu’un membre a fait sur la situation des déplacés sur les tas d’ordures de Faladiè. Ils ont été profondément affectés par les conditions de vie de certains de leurs compatriotes qui ont dus quitté leur localité suite à la situation sécuritaire très compliquée que traverse le pays. Ils se sont vus obligés de migrer vers la capitale et aujourd’hui se retrouvent à vivre dans des conditions inhumaines faute d’assistance des autorités.

Aux dires de Modibo Cheick Dembélé, membre de ce groupe « Humanity », ces réfugiés vivaient dans une décharge publique en pleine capitale, dans le quartier de Faladiè. Jusque-là 325 personnes dont plus de 200 enfants ont été recensées sur ce camp et les chiffres ne font qu’augmenter et cela est dû au génocide des peuls qui s’est passé il y a quelques semaines. « Parmi ces déplacés, on note la présence de femmes ayant perdu leurs maris lors des conflits, des enfants qui pour la plupart sont mal en point, faute de malnutrition, des hommes et pères de famille qui ont perdu tous leurs biens. Cette population n’a pas accès à l’eau, est obligée de brûler des ordures pour chasser les reptiles tels que des serpents et fouillent dans les ordures pour trouver d’éventuels objets qu’ils pourront par la suite revendre pour se faire un peu d’argent », dit-il.

Afin de les aider, le groupe de jeune a mis en place un compte Orange Money et une cagnotte en ligne afin que les maliens résidants dans le Pays ou ceux de la diaspora puissent leur aider financièrement. Ils ont aussi récupérer et trier des dons (chaussures, draps, vêtements, etc.) Grâce à ces dons, ils ont réussi à apporter aux réfugiés de l’eau, 245 sacs de riz, 33 sacs de sucre, 100 cartons de pâtes, 13 bidons d’huile, 12 sacs de laits, le nécessaire pour cuisiner, des nattes, etc.

Le groupe Humanity a puis construire environ 73 huttes ou tentes,  aussi prendre en charge l’hospitalisation d’enfants qui étaient dans un état très critique et effectué la visite médicale de certains enfants malades ainsi que celles de leurs mères et pris en charge l’achat des médicaments. Ils fréquentent très souvent le camp afin de s’enquérir de l’état de ces personnes et intervenir en cas de besoin.

Suite au don d’habitats aux réfugiés, ces jeunes participent à leurs délocalisations et continuent à les aider tant bien que mal, malgré leurs ressources limitées. Ils espèrent de tout leur cœur que la situation dans le Pays s’apaise et qu’ils puissent recevoir de l’aide de la part du gouvernement afin que les réfugiés puissent rejoindre leurs villages en bonne santé.

Ces déplacés, environ plus de 500 personnes dont 100 enfants vivent sur le site de Sénou (10 hectares) qui appartient au général à la retraite Ismaëla Cissé connu sous le sobriquet de Ila Cissé, qui a décidé de les aider selon ses moyens. Les déplacés sont logés sur 5 hectares, et les 5 autres sont occupés par le dispensaire, l’eau courante et l’électricité, une meilleure condition de logement.

Ces déplacés de Sénou ne cessent de remercier le groupe de jeunes d’étudiants et le général Cissé pour leur contribution combien noble.

 Seydou SYLLA

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