mercredi , 11 décembre 2019
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Amélioration des rendements agricoles : Les acteurs évaluent l’utilisation des semences certifiées, le faible taux d’utilisation des semences certifiées déploré

Amélioration des rendements agricoles : Les acteurs évaluent l’utilisation des semences certifiées, le faible taux d’utilisation des semences certifiées déploré

L’hôtel Radisson Blu de Bamako a abrité, l’atelier de restitution des résultats de l’étude du système semencier du Mali conjointement menée par l’Indice d’accès aux semences en Afrique (TASAI) et l’AGRA, à l’image de celle conduite en 2017 sur les engrais. Au cours des travaux, les acteurs ont déploré le faible niveau d’utilisation des semences certifiées par nos producteurs.

L’ouverture des travaux était présidée par le Directeur national de l’Agriculture, Oumar TAMBOURA ; en présence du représentant l’Indice d’accès aux semences en Afrique (TASAI), Mainza MUGOYA ; du représentant de l’Alliance pour la révolution verte (AGRA-Mali), Bréhima DEMBELE ; des acteurs du secteur.

Cette rencontre a regroupé autour de la table, tous les acteurs du secteur des semences, notamment, les sociétés semencières, les producteurs, les coopératives semencières, les services techniques de l’État, les représentants des ONG et partenaires techniques et financiers intervenants dans le secteur. Outre les résultats de l’enquête, les participants se sont également penchés, au cours de cette rencontre, sur des priorités spécifiques en matière de réforme politique, institutionnelle et de l’industrie du secteur de semence au Mali.

Le représentant de l’AGRA-Mali, Bréhima DEMBELE, a souligné que cette rencontre vise à restituer les résultats de l’étude du système semencier au Mali. Une étude réalisée dans plusieurs pays, à travers un financement de l’AGRA. Dans notre pays, l’étude a été faite grâce au cofinancement de la Banque africaine de développement (BAD) et de TASAI. À travers cette étude, il s’agissait, selon M. DEMBELE, de faire une évaluation du système semencier, d’identifier les forces et les faiblesses, dans le but d’aider à la prise de décision en vue de l’amélioration du système.

Dans son propos, M. DEMBELE a salué le fait que le secteur semencier au Mali se caractérise par l’adoption des textes règlementaires alignés sur ceux de la sous-région. Aussi, le secteur dispose-t-il de compagnies semencières soutenues par une recherche capable de fournir des semences performantes aux producteurs. Parmi les insuffisances, il a souligné : la faiblesse de la coordination des activités ; la faiblesse dans l’application des textes régissant le secteur. De même, pour un essor du secteur, il a souligné la nécessité d’avoir un marché pour l’écoulement des semences produites ainsi que la poursuite des recherches. D’ailleurs, des participants à cette rencontre n’ont pas manqué de suggérer que la subvention soit aussi étendue aux semences en plus des engrais de telle sorte que la semence et l’engrais puissent aller ensemble. L’étude a permis de déterminer les axes prioritaires d’intervention pour l’amélioration de la production des semences au Mali.

Parmi lesquels, il y a la production, l’application des textes, le marketing des semences sous la coordination du niveau institutionnel. Il a invité l’État et ses partenaires à se saisir des résultats de cette enquête pour en faire un outil de prise de décision. À l’ouverture des travaux, le DNA, Oumar TAMBOURA, a rappelé que cette étude a été menée au mois de juin 2019 grâce au soutien fourni par l’AGRA, TASAI, et la Banque africaine de développement (BAD). Selon lui, l’étude TASAI a été effectuée dans 21 pays, dont le Mali, qui disposent d’un fort potentiel. C’est pourquoi il est important, dit-il, pour notre pays d’avoir un système semencier compétitif qui garantit la disponibilité de semences de haute qualité de variétés améliorées et appropriées à des prix abordables pour les petits exploitants agricoles. De son intervention, il ressort qu’un producteur de semences sur huit a déclaré en 2017 qu’il n’était pas en mesure de vendre ses semences. Ce qui, de l’avis de M. TAMBOURA, est la preuve du faible niveau d’utilisation des semences certifiées pour toutes les cultures.

Signalons que l’objectif principal de TASAI est de promouvoir la création et le maintien d’environnement favorable pour des systèmes semenciers compétitifs au service des petits exploitants.

Lassana

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