mardi , 12 novembre 2019
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L’ONG AFAD : Recyclage des artistes et médias de la coalition sur « la lutte contre la corruption, le CCAP et le plaidoyer

L’ONG AFAD : Recyclage des artistes et médias de la coalition sur « la lutte contre la corruption, le CCAP et le plaidoyer

L’ONG AFAD en partenariat avec OSIWA, réussir la décentralisation, a organisé un atelier de deux jours (29 au 30 août) de recyclage à l’endroit des artistes et médias de la coalition sur « la lutte contre la corruption. La rencontre s’est déroulée à la maison de partenariat de Bamako-Angers. Elle se situe dans le cadre du projet « Actions Concertées de Lutte contre la Corruption au Mali » est financé par OSIWA à travers l’ONG AFAD pour une durée de deux (2) ans depuis avril 2019.

L’objectif général est de contribuer à la lutte contre la corruption au Mali à travers une stratégie adaptée d’influence  des politiques et de sensibilisation des populations pour un changement de comportements positifs. Mais aussi, contribuer à l’amélioration du cadre opérationnel de la lutte contre la corruption à travers des actions de plaidoyer en faveur de la mise à disposition de moyen suffisant, de l’introduction de la lutte contre la corruption dans le curriculum au primaire, de l’encadrement du conflit d’intérêt, de la mise en place des séances d’interpellation pour lutter contre l’impunité.

Aux dires du chargé de projet au sein d’AFAD, Ibrahima Coulibaly, à travers la présente rencontre, il s’agit de, renforcer les capacités des hommes de médias et des artistes afin de  leur permettre de mener à hauteur de souhaits les missions confiées. Cela, amener les participants à comprendre davantage les contours de la pratique de la corruption ainsi que ses conséquences sur le développement du pays. Aussi, renforcer les compétences des participants afin de leur permettre de  participer efficacement  à l’éducation civique des populations et d’influencer positivement les décisions des pouvoirs publics en matière de lutte contre la corruption.

Le président du comité de suivi des Etats généraux sur la corruption, Boubacar Coulibaly,  dira que la corruption est un phénomène qui existe chez nous depuis le temps des indépendances.« Le plan national de mise en œuvre des recommandations des Etas Généraux de lutte contre la corruption et la délinquance financière 2014-2018 a regroupé l’ensemble des acteurs pour coordonner la lutte», dit-il. M. Coulibaly ajoute qu’à l’issu des travaux, il y’a eu 104 recommandations, neuf objectifs insérés dans un plan d’action pour une lutte efficace contre la corruption. Il regrette aujourd’hui le non obtention de l’intégration dans l’enseignement au Mali, les thèmes de notion de la corruption. Selon lui, à cela devait s’ajouter l’enseignement du code de l’éthique et de la redevabilité pour une prise de conscience par la jeunesse malienne et tout en moralisant les examens et concours.  M. Coulibaly, sans hésiter dira que 90% des maliens sont victimes de la corruption car selon lui ils sont en réalité victimes d’extorsion de fonds. Et le reste constitue, une mafia bien organisée qui vit bien des bénéfices de la corruption.

Le représentant de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI), Amadou Mallé ajoute « Ma  structure agit sur la base de la loi n°2014-015 du 27 mai 2014 relative à la lutte contre l’enrichissement illicite au Mali.Donc une autorité administrative indépendante mise en place suite au forum national sur la corruption, non assujetti à la hiérarchie classique». Avec 12 membres pour 4 ans renouvelables, l’OCLEI se veut une structure de prévention, coordination, coopération, études et recommandations pour permettre à l’Etat de réajuster son dispositif de lutte », dit M. Mallé. M. Mallé conclu en disant, il faut une véritable politique nationale, politique volontaire et une stratégie de lutte contre la corruption au Mali.

A savoir que l’OCLEI existe il y’a juste un an.

Au sortir cette rencontre, les participants comprendront mieux les contours de la pratique de la corruption ainsi que ses conséquences sur le développement du pays et disposeront de compétences nouvelles leur permettant non seulement de participer à l’éducation civique des populations mais aussi d’influencer positivement les décisions des pouvoirs publics en matière de lutte contre la corruption.

Les participants maîtriseront ainsi parfaitement  les règles, principes et processus du contrôle citoyen de l’action publique et contribuent efficacement à l’amélioration de la gestion des affaires publiques à travers l’exercice quotidienne des actions de veille citoyenne assorties de séances d’interpellation.

Seydou SYLLA

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