samedi , 28 mars 2020
Flash Info :
Accueil ==>> A La Une ==>> MINISTÈRE DES MALIENS DE l’EXTÉRIEUR/HAUT-COMMISSARIAT DES RÉFUGIES (HCR) : ATELIER DE PARTAGE AVEC LES JOURNALISTE SUR LE PACTE MONDIAL
MINISTÈRE DES MALIENS DE l’EXTÉRIEUR/HAUT-COMMISSARIAT DES RÉFUGIES (HCR) : ATELIER DE PARTAGE AVEC LES JOURNALISTE SUR LE PACTE MONDIAL

MINISTÈRE DES MALIENS DE l’EXTÉRIEUR/HAUT-COMMISSARIAT DES RÉFUGIES (HCR) : ATELIER DE PARTAGE AVEC LES JOURNALISTE SUR LE PACTE MONDIAL

Après la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants pour apporter une contribution importante au renforcement de la coopération relative aux migrations internationales sous tous leurs aspects, une grande rencontre s’est déroulée au Maroc   les 10 et 11 décembre 2018 pour faire adopter le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulière. Pour que les Hommes des médias maitrisent mieux le contenu de ce pacte, le Ministère des maliens de l’extérieur en partenariat avec le Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR) à organiser un atelier de partage avec les journalistes sur le dit pacte le mardi 31 décembre 2019. Ce pacte mondial sur la migration a été signé et adopté par 156 Etats à Marrachek.

Il s’agissait alors, d’outiller les journalistes sur les questions migratoires, le pacte mondial. La migration offre d’immenses possibilités et avantages en termes de développement pour les migrants, les communautés d’accueil et les communautés d’origine. Cependant, de nombreux défis liés ce phénomène existent : Drames de la migration irrégulière (plus de 1100 morts dans la méditerranée 2019). Instrumentalisation des migrants dans certains pays d’accueil ou de transit. Aujourd’hui, plus de 258 millions de migrants vivent hors de leur pays d’origine. C’est dans un contexte de crise migratoire sans précédent que le 19 septembre 2016, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, définissant les étapes vers l’établissement en 2018 du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Selon Dr Boulaye KEITA, Conseiller Technique au Ministère des Maliens de l’Extérieur, le Pacte mondial est le premier accord intergouvernemental visant à renforcer la coopération en matière de migrations internationales, réaffirmant les principes et les obligations existants fondés sur le droit international.  Le Pacte est en cohérence avec : le programme de développement durable de 2030, dont l’un des objectifs du Pacte est de maximiser le potentiel de la migration pour atteindre les Objectifs du Développement Durables, le Programme d’action d’Addis-Abeba issu de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement ; le cadre de politique révisée de l’UA 2019-2028; le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREDD 2019-2023); la Politique Nationale de Migration (PONAM).

Le Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières est le fruit d’un processus multipartite de deux ans de consultations, mené par les États membres  de l’ONU  (19 septembre 2016 :   l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants ;  Décembre 2017 : Conférence préparatoire en Puerto Vallarta (Mexique) ; Avril-juillet 2018 : Session thématique, consultations régionales et consultation multipartite, consultations régionales et consultations multipartite ; Février-juillet 2018 : Négociations intergouvernementales ; 10-11 décembre 2018 : Conférence intergouvernementale pour l’adoption du Pacte mondial à Marrakech ; 2019 : Début de la mise œuvre du Pacte par les acteurs.

Toujours selon Dr Keita, le Pacte mondial comporte six domaines thématiques qui sont :

Domaine thématique 1 : Droits de l’homme de tous les migrants ; inclusion et cohésion sociales ; toutes les formes de discrimination, notamment le racisme, la xénophobie, le sexisme et l’intolérance ;

Domaine thématique 2 : Traiter les déclencheurs des migrations, notamment les effets néfastes des changements climatiques, les catastrophes naturelles et les crises provoquées par l’homme, et s’attaquer aux inégalités entre les sexes et aux autres types d’inégalité, en prenant des mesures ;

Domaine thématique 3 : Coopération internationale et gouvernance des migrations dans toutes leurs dimensions, notamment aux frontières, en transit, à l’entrée, au retour, ainsi que dans le cadre de la réadmission, de l’intégration et de la réintégration

Domaine thématique 4 : Contribution des migrants et de la diaspora, y compris les femmes et les jeunes, à tous les aspects du développement durable, notamment les envois de fonds et le transfert des avantages acquis

Domaine thématique 5 : Lutte contre le trafic illicite de migrants, la traite d’êtres humains et les formes contemporaines d’esclavage : délivrance de pièces d’identité appropriées, protection et assistance aux migrants et aux victimes de la traite d’êtres humains ;

Domaine thématique 6 : Migrations irrégulières et modes de régularisation, notamment un emploi décent, la mobilité des travailleurs, la reconnaissance des compétences et des qualifications et autres mesures pertinentes.

A ce que nous retenons pour la mise en œuvre du Pacte, les États membres sont encouragés à élaborer des réponses nationales ambitieuses pour la mise en œuvre du Pacte en coopération avec les parties prenantes y compris la société civile. Tant au niveau mondial, le Pacte prévoit la mise en place d’un mécanisme de renforcement des capacités, en plus d’un réseau d’experts des Nations Unies sur les migrations, destiné à soutenir la mise en œuvre et le suivi du Pacte. L’OIM assurera la coordination et le secrétariat de ce réseau ; une série de processus tels que le Forum Mondial sur la Migration et le Développement et le Processus consultatifs régionaux seront invités à assurer des plates-formes d’échange sur la mise en œuvre du Pacte.

Et aussi pour le suivi du Pacte : les États membres sont encouragés à procéder à des évaluations régulières et exhaustives des progrès accomplis au niveau national ; les processus sous régionaux, régionaux sont invités à examiner également la mise en œuvre du Pacte ; tous les quatre ans, un forum international d’examen des migrations donnera aux États et parties prenantes l’occasion de discuter des avancées dans la mise en œuvre du Pacte.

Seydou SYLLA

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Free WordPress Themes - Download High-quality Templates