mercredi , 15 juillet 2020
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Soumaïla Cissé, président de l’URD « Depuis 2013, nous peinons à retrouver la stabilité, la paix »

Soumaïla Cissé, président de l’URD « Depuis 2013, nous peinons à retrouver la stabilité, la paix »

Le président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, chef file de l’opposition, a dressé un tableau sombre de la liberté de la presse en 2019 et proposé de nouveau la dépénalisation des délits de presse.

Le 27 janvier 2020, la Maison de la presse a servi de cadre à la cérémonie de présentation des vœux du parti de la Poignée de main à la presse nationale. On y notait la présence de l’administrateur délégué de la Maison de la presse, Mahamadou Talata Maïga, et des cadres du parti. L’honorable Soumaïla Cissé a rappelé qu’en 2019, 49 journalistes, tous supports confondus, ont été tués dans le monde en faisant leur métier, c’est-à-dire en voulant informer. Et d’ajouter que Reporters sans frontières a recensé un total de 389 journalistes emprisonnés contre 348 en 2018.

Au plan national, le chef de file de l’opposition a regretté le mutisme sur la mystérieuse disparition, depuis quatre ans, de notre confrère Birama Touré. Les enquêtes ouvertes, a-t-il déploré, n’ont toujours rien révélé et la justice reste au point mort. Le journaliste Adama Dramé, a-t-il ajouté, a été contraint à l’exil pour avoir insisté sur l’obligation qui pèse sur le régime en place de faire toute la lumière sur cette disparition mystérieuse de son collaborateur. « Nous prônons le respect par les journalistes des règles déontologiques de leur profession, autant nous condamnons fermement les actes d’intimidations et les menaces à l’encontre des journalistes.

Une presse libre est la condition d’une démocratie vivante et respectueuse de ses citoyens », a-t-il souligné. Il a rappelé que l’année 2019 a été la plus meurtrière, avec au moins 1868 personnes été tuées, dont 888 civils. Sur un autre plan, le député élu à Niafunké, a estimé que le Dialogue national inclusif, présenté aux Maliens comme l’ultime solution aux maux du pays, a vécu sans qu’aucun problème du pays ne connaisse à présent un début de solution.

Les tragédies continuent, les grèves se multiplient, l’éducation de nos enfants est plus que compromise par l’incapacité notoire du gouvernement à respecter ses propres engagements vis-à-vis des syndicats d’enseignants, a relevé M. Cissé. Le conférencier a indiqué que l’insécurité et d’autres types de banditisme couvrent la quasi-totalité du pays, la ménagère n’a plus de panier tellement il est troué, les opérateurs économiques courent désespérément pour être payés, la dette intérieure enfle chaque jour un peu plus, les entreprises ferment boutique petit à petit… sous le regard médusé d’un régime incompétent qui visiblement n’a aucune solution pour redresser le Mali.

Lassana

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