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Dakar : L’Institut PANOS d’Afrique de l’Ouest renforcement les capacités des journalistes de quatre pays africains à mieux informer sur la mise en œuvre de la déclaration et le programme d’action de Beijing

Dakar : L’Institut PANOS d’Afrique de l’Ouest renforcement les capacités des journalistes de quatre pays africains à mieux informer sur la mise en œuvre de la déclaration et le programme d’action de Beijing

Dakar, la capitale sénégalaise a abrité du 29 au 31 janvier 2020, l’atelier de renforcement des capacités des journalistes à mieux informer sur la mise en œuvre de la déclaration et le programme d’action de Beijing, au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire et au Niger à l’occasion de CSW64. La rencontre enregistre aussi la présence des membres des Organisations féminines de la Société Civile des quatre pays.

A l’instar de la communauté internationale, les pays ouest-africains célèbrent, cette année, le 25e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes et l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing (1995). Ceci, cinq ans après l’adoption de l’Objectif de développement durable 5  qui vise « l’égalité des sexes »  à l’horizon 2030.

A  l’occasion de cette célébration, l’organe habilité par les Nations Unies, à savoir la Commission on the Status of Women (CSW), évalue les progrès réalisés en matière de promotion de l’’égalité de genre par les 189 Etats membres.

Ainsi, la 64e session de la CSW prévue à New York, du 9 au 20 mars 2020, va permettre  aux Etats membres et aux organisations non gouvernementales accréditées de faire le point sur la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, 25 ans après son adoption (Beijing +25), à travers la présentation de rapports pays. Cette session va permettre également d’identifier les gaps et défis à relever  pour l’application du Programme d’action ainsi que sa contribution à l’atteinte des Objectifs de développement durable.

Après avoir examiné le mauvais traitement éditorial que les médias réservent aux femmes, le Programme d’action de Beijing, s’est fixé comme premier objectif stratégique de « permettre aux femmes de mieux s’exprimer et de mieux participer à la prise des décisions dans le cadre et par l’intermédiaire des médias et des nouvelles techniques de communication ». Mieux, son second objectif est de « promouvoir une image équilibrée et non stéréotypée des femmes dans les médias ».

Aux dires de Birama Faye, coordinateur régional médias l’Institut PANOS d’Afrique de l’Ouest, il s’agit ainsi, de renforcer la communication médiatique autour des enjeux et droits des femmes  à travers la sensibilisation de 16 journalistes de médias mainstream du Mali, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Niger sur la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, afin de les encourager pour  réaliser des  dossiers et contribuer à mobiliser les opinions publiques nationales,  en perspective de la session du CSW prévue en mars 2020, à New York.

Force est de constater que cette « stratégie d’information, de sensibilisation et de communication » est  loin d’être une priorité des politiques publiques visant à promouvoir les droits des femmes en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, au Niger, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, où l’Institut Panos Afrique de l’Ouest met en œuvre, depuis trois ans, le projet « Femmes, Occupez les Médias » (FOM). En témoignent les rapports nationaux  qui seront présentés  par ces différents pays au cours de la session de la CSW.

C’est pourquoi, Bouré Bintou Founè Samaké, la présidente de wildaf Mali dira qu’en plus des efforts des organisations féminines de la société civile, la presse doit jouer sa partition pour les accompagner dans la lutte contre les violences faites aux femmes basées sur le genre.

Les 16 journalistes lauréats, 4 par pays (Mali, Cote d’Ivoire, Niger et le Sénégal),  participants à la rencontre comme, sont donc appelés à jouer leur partition dans la lutte contre les violences basées sur le genre dans leurs pays respectifs. Cela, en diffusant une image équilibrée des femmes et des jeunes filles, tout en faisant connaître le Programme d’action de Beijing.

Car, ce Programme offre des opportunités spécifiques qui, une fois  vulgarisées et exploitées par les gouvernements, pourraient largement contribuer à la réduction des inégalités de genre dans les pays ouest-africains.

Seydou SYLLA

Depuis Dakar/Sénégal

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