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Le respect des droits humains des usagers de drogues : La société civile outillée

Le respect des droits humains des usagers de drogues : La société civile outillée

«Créer un cadre de concertation et de synergie d’action entre les différents intervenants sur les questions de prévention, de prise en charge et de réduction de risques auprès des usagers de la drogue et renforcer le plaidoyer à l’endroit des décideurs politiques pour l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie de réduction des risques dans les programmes de développement », sont les objectifs généraux de l’atelier de concertation régionale et de plaidoyer pour une prise en charge sanitaire et le respect des droits humains des usagers de drogues.

Durant deux jours, les participants ont porté un regard sur des études en milieu carcéral, favoriser la concertation et le dialogue entre les services techniques de l’Etat. Ils ont initié aussi pour la lutte contre la stigmatisation et la discrimination des usagers de la drogue. Ils se sont penchés sur les collectivités et les centres de santé, pour une meilleure prise en charge des usagers de la drogue.

Du 28 au 29 février 2020, à l’hôtel Djoliba de Ségou s’est déroulé l’atelier de concertation régionale et de plaidoyer, pour faciliter une prise en charge sanitaire et le respect des droits humains des usagers de drogues. La cérémonie était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de région, Siné Dembélé. On y notait la présence du lieutenant Moustapha Fané, adjoint au chef d’antenne Ocs-Ségou. La formation était organisée par l’Association « paroles au tour de la santé » en partenariat avec l’Office central des stupéfiants et financé par Osiwa.

A l’issue de la formation, les participants recommandent de créer une véritable synergie entre l’Etat, les collectivités et la société civile dans la prévention et la prise en charge des personnes (usagers de la drogue), identifier les forces et les faiblesses de la législation malienne en matière de prévention, de prise en charge et de réduction des risques, entre autres.

Dans sa présentation, M. Kanouté dira que la drogue n’est pas une pratique nouvelle, car les sociétés anciennes l’utilisaient à des fins médicinales et de recréation pendant certaines cérémonies. Il a poursuivi que le Mali, longtemps considéré comme un pays de transit, est également un pays de culture de cannabis, notamment dans les cercles de Yanfolila et Kolondièba. M. Kanouté a démontré la vulnérabilité de la région d’Afrique de l’ouest face au trafic et la consommation de la drogue avec des statiques des trois dernières années au Mali à l’appui et les limites de la répression.

Pour lui, la drogue est un problème transversal devant impliquer toutes les couches au regard de ses conséquences pour la société, la santé et l’économie et que le Mali doit adopter une meilleure approche, pour s’en sortir à l’instar d’autres pays. En ce qui concerne notre pays, M. Kanouté a expliqué le cadre légal de la lutte contre la drogue. Il a passé en revue la législation internationale en général depuis les conventions de 1912 et 1925. Enfin, Dr. Eloi Dara a présenté les facteurs de la consommation de la drogue et l’alcool.

Lassana

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