lundi , 21 septembre 2020
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Mali : L’agenda caché de la France sur l’avenir de Kidal

Mali : L’agenda caché de la France sur l’avenir de Kidal

La France est à la base de tout ce que le Mali est en train de subir comme mal. Et il est temps que les maliens se ressaisissent.

Décidemment, le Mali est à la croisée de chemins par la faute des occidentaux, sans foi ni loi, qui créent une situation de crise pour piller nos richesses. Ils préparent l’avenir de leurs pays et de leurs enfants. Tant pis pour le Mali et l’Afrique en général.

La France doit admettre que les africains jouissent de la liberté individuelle et du droit de l’homme. Sans quoi, le sentiment anti-français persistera pour toujours et les populations continueront à se révolter.

De la manière dont les choses se trament aujourd’hui au Mali, c’est exactement le schéma qui a abouti à l’Indépendance du Sud-Soudan qui se remet en scelle. Il faut que les Maliens, surtout le négociateur spécial du Président de la République, Tiébilé Dramé, regardent droit dans la même direction et rester concentrer sur le Mali. Sinon, il y a de forte chance, que nous perdions dans la discussion. C’est pourquoi il faut être d’accord maintenant avec ceux qui pensent qu’il faille clarifier la situation de Kidal et s’assurer des vraies intentions des français sur l’avenir de Kidal dans le giron du Mali. Car, ce qui se profile à l’horizon laisse des doutes sur le vrai visage de la France. Surtout qu’un journaliste vient de publier un livre sur le plan serval, qui est antérieur à l’arriver de François Hollande à L’Élysée. Selon le journal, le plan avait été élaboré par la hiérarchie militaire proposé à Sarkozy. Celui-ci, qui était embourbé dans le conflit Libyen a récusé l’offre. C’est dire que les Français ont un autre calendrier pour Kidal que nous ignorons. Il revient au Président de la République de mesurer la portée historique de son geste. Car, le Mali joue la prolongation de son Indépendance et Dioncounda Traoré a le même rôle historique à jouer que Modibo Kéïta, qui a été obligé de choisir entre la liberté dans la difficulté à l’illusion de prospérité que nous offrent les européens avec les 35 milliards d’euro d’annonces faites à Bruxelles. L’argent annoncé n’est pas l’argent encaissé. La différence doit être comprise et traitée comme telle.

Que visent  enfin la France ? 

Il y a 7 ans que les forces françaises et onusiennes sont présentes au Mali et au Sahel. Et cela après l’intervention « serval » qui fait place aujourd’hui à l’opération barkhane. La vie des populations du Nord du Mali importe peu. La France et la communauté internationale se servent des maliens. Ils nous divisent pour accéder à nos richesses. Ils leur maintiennent dans une situation de crise pour leur manipuler à souhait. Ah pauvre Mali ! Quand comprendrons-nous que nous sommes des jouets  pour ces gens sans scrupules ? Ils font et défont notre pays. Où est donc notre dignité ?

L’intervention militaire au Nord du Mali est-elle en passe de devenir une quadrature du cercle ? L’on ne peut en tout cas s’empêcher de s’interroger, voire de s’inquiéter, face à un assaut tant souhaité et tellement annoncé, mais qui se plait finalement à jouer l’arlésienne.

L’espoir de voir les envahisseurs du Nord du Mali décamper était passé de petit à moyen pour atteindre son paroxysme avec l’idée d’une résolution onusienne qui avait l’air bien prometteur. Cet optimisme, quoiqu’émoussé par la résistance d’une tendance pacifiste qui ne jurait que par la méthode douce, avait repris du poil de la bête quand ces mêmes « disciples invétérés » ont fléchi leur position en nuançant leur démarche pacifique.  Les négociations ont, certes, été engagées avec les « moins cinglés » des rebelles, mais il est, par exemple, difficile de savoir exactement quand pourrait avoir lieu l’ouverture des hostilités contre les « bandits écervelés ».

Le Nord du Mali possède  d’énormes richesses. Alors, c’est la ruée des grandes puissances vers l’eldorado à la recherche de denrées rares. Le partage pose problème. Raison pour laquelle la France et la communauté internationale hésite à autoriser les autorités maliennes à se déployer à Kidal. Du coup, ils font souffrir les maliens.  Aujourd’hui, le Mali se trouve dans un imbroglio, pris en otage par des impérialistes qui sont des sangsues qui sucent le sang des africains sans le moindre soupçon. Tant que nous ne serons pas solidaires nous maliens, c’est de cette manière les maîtres du monde se moqueront de nous. Être « noir » n’est pas une fatalité. Elevons au-dessus des contingences matérielles, bannissons les attitudes versatiles et prenons notre destin entre nos mains. N’en déplaise à ceux qui pensent qu’il n’y a point de salut pour le Mali en dehors des « Blancs ». Le salut du Mali dans cette crise passe inéluctablement par le changement de mentalité et de l’amour du pays. Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent, disait Victor Hugo. Pour l’heure, les populations du Nord du Mali et du centre souffrent le martyr de la bêtise de la France et de la communauté internationale.

Pour cela, le Président malien doit écouter le souffle de son peuple, qui exige Kidal d’abord et le nouveau Président après. Sinon il aura filé une patate chaude à son successeur, qui n’aura d’autre alternative que d’accepter le fait accompli. Il faut être sûr que c’est le dessin tracé par les Français, qui étaient jusque-là, de l’avis des maliens, des amis, des sauveurs, qui se transforment en gourou pour le peuple Malien. L’amitié annoncée vole du coup en éclat. Car, la France, comme toutes les nations développées, n’est intéressée que par les richesses du sous sol kidalois, qu’elle veut exploitée au détriment des populations locales, y compris les touarègues eux-mêmes au nom desquels, elle mijote dans le dos du Mali avec des bandits apatrides, qui se contenterons du strapontin.

Regardez partout en Afrique, où les entreprises françaises exploitent les richesses comparé au niveau de vie des populations de ces pays, vous vous rendrez compte de l’immense écart. Il faut dire à nos concitoyens maliens de resserrer les rangs, car l’heure des cauchemars à sonnée pour nous à nouveau, nous devons rester mobiliser pour défendre notre « INDÉPENDANCE » chèrement acquis.

Nouveau Réveil

Jean Pierre James

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