vendredi , 23 octobre 2020
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Scandale à répétition : La BMS-SA citée d’avoir concocté une escroquerie financière pour déplumer un client
BMS-SA

Scandale à répétition : La BMS-SA citée d’avoir concocté une escroquerie financière pour déplumer un client

La Banque Malienne de Solidarité (BMS-Sa), après ses nombreux scandales qui ont failli souiller son image,  n’a pas encore fini de faire parler d’elle. Même s’il y a des hommes à féliciter au niveau de certaines de ses agences, la BMS continue d’être l’auteur de pratiques qui font fuir la clientèle. L’affaire des 17 500 000 de nos francs diaboliquement volatilisés du compte bancaire du jeune entrepreneur Mamadou Diaby en 2019, en est la parfaite illustration. 

Depuis un certain temps, la clientèle de la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) ne cesse de se plaindre d’elle. Rien qu’à cause des pratiques éhontées qui suscitent du coup la colère de certains clients qui ont jugé utile de changer de ‘‘ Banque’’. Et malgré ces menaces qui se traduisent de plus en plus en actes concrètes, la BMS-sa manque toujours de stratégie pour redorer  son blason.

À la BMS, tout y passe sans que cela n’offusque personne. Conséquence : un jeune entrepreneur malien qui ne cherche qu’à être mis dans ses droits, a été roulé dans la farine. Et cela pendant près de deux ans.

Que s’est-il passé ? Et comment les responsables se sont comportés vis-à-vis de leur victime ?

Il s’agit d’une histoire rocambolesque, digne d’un film hollywoodien. La Banque Malienne de Solidarité use de tous les moyens, même les plus sordides pour nuire à un jeune entrepreneur qui ne cherche qu’à être mis dans ses droits. C’est tout simplement sadique de la part d’une Banque dont la renommée est désormais mise en doute à cause de sa gestion délictueuse de l’affaire.

Mamadou Diaby, un jeune entrepreneur et non moins victime potentielle de la BMS fait la genèse d’une histoire qui dépasse l’entendement. « En janvier 2019 J’ai remis un chèque de 300 000 F à quelqu’un. À ma grande surprise il me revient pour me faire savoir que le chèque a été touché. C’était à l’agence Médine ou je fais 90% de mes opérations. Le Chef d’Agence que je félicite malgré tout, me fait savoir que le chèque est effectivement touché depuis 30 janvier 2019. Il me dit de patienter. Entre temps, on a rempli le chèque suivant qui fut aussi touché », explique la victime d’entrée de jeu.

Plus grave encore, il poursuit que, le premier chèque a été touché avec la somme de 8 500 000F et le second avec 9 000 000F, soit un cumul de 17 500 000F. Du coup, l’agent a appelé ses chefs. Et ils se sont entretenus pendant plusieurs minutes. « À l’issu de cette conversation, il me demande de faire une demande de restitution de fonds. Chose que j’ai faite. Le lendemain, lors de mon entretien avec le DGA, j’ai compris la fuite en avant de la BMS, car il ne m’a rien dit de convaincant », rappelle M. Diaby.

La langue de bois des responsables de la BMS 

M. Diaby ajoute : « Après plusieurs mois sans suite, j’ai été les voir pour leur demander ce qu’il y a lieu de faire. On m’a mis en contact avec le contrôleur général, un certain Aboubacar Nazim. Ce dernier m’appelle un jour pour que je ramène mes chèques pour des fins de restitution. Chose que je ne pouvais pas refuser. Donc j’ai photocopié mes chèques en guise de disposition. Par la suite, Aboubacar Nazim me montre un rapport qui prouve que les contrôleurs généraux ne sont pas contre la restitution de mon argent ».

Il poursuit : « Quelques jours après, je l’appelle, il me dit de ne pas l’appeler pour ces genres de choses. Ce qui m’a d’ailleurs surpris. Je lui ai dit alors de me retourne mes chèques à défaut de mon argent, sans quoi je les attaque au tribunal. On m’appelle un jour pour me faire savoir qu’après avoir contrôlé mes chèques qui sont à l’origine des opérations frauduleuses dont je suis victime, que l’imprimeur confirme que ces chèques sont bons et que ceux de mon chéquier sont faux. Du coup, je leur ai dit de vérifier les deux chèques. Car ils sont  différemment signés par moi et un des agents de la banque. C’est suite à cela que j’ai porté plainte au niveau du tribunal du commerce. Et face à la situation, la BMS à son tour a porté plainte en joignant le rapport de l’imprimeur qui reconnaît l’authenticité des chèques à l’aide desquels les opérations frauduleuses ont été effectuées. Enfin, le rapport des enquêteurs de la gendarmerie de Kalaban-coro ont prouvé que les pièces d’identité qui fait les opérations frauduleuses étaient virtuelles. C’est-à-dire, elles n’existaient pas. Quelle supercherie ! »

Complicité au sommet

À la Banque Malienne de Solidarité, les spoliations par des cadres et leurs combinards ne sont pas de nature à tempérer les curiosités. Autrement dit, l’argent coule de source et dans d’autres sources. Pire, le partage de pot de vin et la mauvaise gestion de la direction de la banque sont de notoriété publique. Depuis, il y a une vie faste de cadres grâce aux pots-de-vin et aux détournements. En tout cas, des richesses considérables, selon des sources, sont disséminées  par des responsables de la Banque et la clientèle a désormais l’œil sur les fruits présumés de la mauvaise gouvernance de la Banque Malienne de Solidarité.

Ces pratiques nous font croire que la Banque Malienne de Solidarité vaut mieux que rien. Mais elle reste la pire au niveau des établissements financiers de notre pays. Et pendant qu’elle saigne, les cadres roulent dans de luxueuses bagnoles tout en hissant des bâtisses dans les quartiers huppés de la capitale. Mieux, selon certaines indiscrétions, ils se taillent des périples en occident. Voilà tout le sens à donner à l’hémorragie financière que connaît, aujourd’hui, la Banque Malienne de Solidarité.

Face à cette gabegie ambiante et à l’affairisme du clan qui la dirige, doit-on s’emmurer dans un silence pour éviter les foudres de sa colère ?

Heureux, ceux qui se posent, encore, ces questions. Car, il y a longtemps que l’oligarchie financière de la Banque Malienne de Solidarité a anesthésié les convictions. Et partout, le même constat, l’amer constat : motus et bouche cousue. Personne pour dénoncer cet affairisme à la pelle. Et on reste de marbre, face à la gestion de la banque Malienne de Solidarité, face à cette gabegie qui hypothèque l’avenir des clients.

À en croire nos sources, la Banque Malienne de Solidarité a mal partout. À  sa Direction qui, depuis des lustres, a du mal à convaincre de son efficacité. À ses comptes, qui ne cessent de subir des coups de fourchette. À ses cadres, dont la devise reste, « moi d’abord et s’il en reste, la Banque pourra en bénéficier ». À ses caisses, abandonnées aux mains des «bouffecrates », qui amassent et accumulent des richesses pour eux et leurs lointaines descendances. Aux mépris des actionnaires et des clients de la Banque.

Mais quoiqu’il en soit, il revient aux autorités maliennes de prendre leurs responsabilités. Toutes leurs responsabilités. Du moins, si elles tiennent encore au bien-être des clients de la BMS-SA.

Nouveau Réveil

Adama Coulibaly

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