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Lutte contre le travail forcé : des journalistes s’engagent

Lutte contre le travail forcé : des journalistes s’engagent

Par Modest Samaké

« Encourager la production et la diffusion de reportages et d’articles de presse sur le travail forcé ». Tel est l’objectif de la formation qui a réuni, du 1er au 3 juin 2021 à Bamako, une quinzaine de journalistes, venus de Ménaka, Tombouctou et de Bamako. L’atelier était organisé par le bureau international du Travail (BIT) à travers son projet de lutte contre l’esclavage et la discrimination liée à l’esclavage au Mali (DRL), en partenariat avec l’association TEMEDT et l’ONG Anti-Slavery International. Pour renforcer les capacités des journalistes participants dans le traitement de ces sujets, différents modules ont été présentés.

Bastonnades, coups de machette, expulsions…, sont des sévices subis par des citoyens maliens dans certaines localités de la région de Kayes. Ces images crues, et leur lot de déplacés internes à Bamako et dans d’autres parties du pays, ressortent d’une enquête audiovisuelle réalisée par un confrère sur l’esclavage au Mali.

A ce tableau dramatique, la présidente de l’Association pour la consolidation de la paix, le développement, la promotion et la protection des droits humains (TEMEDT) ajoute « la privation de l’usage des services sociaux de base, l’interdiction de fréquenter la foire, de prier dans la mosquée du village, de participer aux évènements sociaux (mariages, baptêmes, décès) ». Le seul tort des victimes, selon Raïchatou Wallet Altanata, a été, « de dénoncer et de rejeter l’esclavage que leurs parents et leurs familles subissent au village ».  Ainsi se manifeste la pratique de l’esclavage par ascendance dans la région de kayes. D’autres pratiques dégradantes comme le phénomène du travail forcé « qui prend une ampleur inquiétante au Mali, et cela dans presque tous les secteurs, et singulièrement dans les secteurs miniers », alerte le directeur national du Travail, Fassoum Coulibaly.

Des indicateurs du travail forcé

Pour aider les journalistes à identifier les cas de travail forcé, onze indicateurs sont cités parmi lesquels : l’intimidation-la menace, la rétention de salaire, les heures supplémentaires excessives, la violence physique et sexuelle. Toutefois, un seul indicateur ne suffit pas pour conclure au travail forcé ; et il ne s’agit pas non plus, de retrouver l’ensemble des indicateurs pour reconnaitre une personne dans ce cas.

Cet atelier a été un espace de partage d’expériences ; les journalistes participants ont reçu une boite à outils qui devrait les aider à produire efficacement sur l’esclavage par ascendance et le travail forcé.

D’une durée de 32 mois (d’octobre 2020 à juin 2023), le projet de lutte contre l’esclavage et la discrimination fondée sur l’esclavage au Mali, concerne les localités de Gossi (région de Tombouctou), d’Anderamboukane et de Ménaka (région de Ménaka) avec une recherche holistique qui intéressera la région de Kayes.

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